Erika Shinohara entre au lycée avec une trouille très simple : passer pour la fille seule du groupe. Pour sauver les apparences, elle fait croire qu’elle a un petit ami, puis montre la photo d’un beau garçon croisé dans la rue. Mauvaise pioche : le garçon en question, Kyôya Satô, accepte de jouer le rôle du prince idéal en public, mais se révèle bien plus froid et manipulateur en privé.
Wolf Girl and Black Prince, signé Ayuko Hatta, s’inscrit dans la grande tradition du shôjo romantique à forte tension affective, avec un duo qui avance autant par humiliation, dépendance et fierté que par attirance. Le manga démarre en 2011 dans le magazine Bessatsu Margaret de Shueisha et se boucle en 2016 sur 16 tomes. En France, la série paraît chez Kurokawa entre 2014 et 2017, dans une édition qui reprend l’intégralité de la série.
Le titre a assez vite dépassé le seul cercle des lectrices de manga grâce à une adaptation animée de 12 épisodes diffusée en 2014, puis à un film en prises de vues réelles sorti en 2016. Ce n’est pas un vieux classique revenu par vagues successives : c’est plutôt un shôjo des années 2010 qui a marqué son moment, et qui continue de diviser par la dureté de sa relation centrale. Pour la collection, le repère est simple : l’édition Kurokawa couvre toute l’histoire en 16 tomes, sans édition deluxe ou intégrale française de référence à distinguer à ce jour.