Dans West Fantasy, l’Ouest n’a rien de sage : on y croise un nain chasseur de primes, un croque-mort, des orcs, des elfes et toute une faune de hors-la-loi lancés dans des histoires de vengeance, de survie et d’argent sale. Le décor sent la poussière, le saloon et la poudre, mais le bestiaire vient clairement de la fantasy. Le principe est simple et accroche tout de suite : prendre les codes du western et les tordre avec des gueules et des créatures qu’on attend d’habitude ailleurs.
L’univers est porté par Jean-Luc Istin, scénariste très associé aux grandes franchises de fantasy franco-belges comme Les Terres d’Arran ou Conquêtes. La série démarre en 2024 chez Oxymore, avec un premier tome dessiné par Bertrand Benoît, puis enchaîne vite avec d’autres albums confiés à plusieurs équipes, parmi lesquelles Marco Itri, Jean-Paul Bordier, Simone Buonfantino, Nicolas Demare ou Alessio Moroni. Ce lancement en albums directement chez Oxymore donne à West Fantasy un fonctionnement choral, plus proche d’un univers partagé que d’un simple récit à héros unique.
À ce jour, la série a publié plusieurs albums entre 2024 et 2026, avec un second cycle déjà engagé. On est donc face à une création récente, encore en train de construire son paysage plutôt qu’à un classique installé par le temps ou les prix. Côté collection, les premières éditions Oxymore sont en grand format, souvent signalées avec vernis sélectif, et le tome 1 se repère aussi à son cahier final de 6 pages, Making of. Naissance d’un univers et de ses personnages principaux. Pour entrer dedans, le plus simple reste de commencer par le tome 1, puis de suivre les cycles dans l’ordre.