Un texto humiliant, un rendez-vous qui tourne mal, une journée de boulot fichue avant midi : Vie de merde part de ces petits désastres ordinaires que tout le monde reconnaît. La série ne suit pas un héros unique, mais une foule d’anonymes saisis au pire moment, avec des gags courts qui transforment les posts du site en scènes de comédie bien concrètes. Le ton reste celui de la confession qui fait rire parce qu’elle pique juste.
À l’origine, il y a le site viedemerde.fr, lancé par Maxime Valette et Guillaume Passaglia, où les internautes racontent en quelques lignes l’anecdote qui a ruiné leur journée. L’adaptation en BD arrive chez Jungle en coédition avec Michel Lafon autour de 2010, d’abord en albums thématiques, puis en déclinaisons plus compactes et en best of. Le principe est simple : un thème par volume, des témoignages choisis, puis confiés à des dessinateurs différents selon les tomes.
La collection a avancé vite : on compte 19 tomes dans la série principale, publiés chez Jungle à partir de 2011, et des albums annexes comme les Best of sortis en 2012 et 2013 ; l’ensemble est aujourd’hui terminé. Ce n’est pas une série de continuité, donc on peut entrer n’importe où, mais les premiers volumes thématiques donnent le mieux l’idée du projet. Pour un collectionneur, le vrai repère est là : distinguer la série principale des petits formats mini et des albums de sélection, qui ne racontent pas tout à fait la même chose.
Albums indépendants (one-shots, artbooks…) rattachés à l'univers, à ajouter à votre collection.