Vampirella arrive de Drakulon, une planète mourante, et débarque sur Terre avec sa peau pâle, ses canines et ce costume rouge devenu légendaire. Au départ, elle traverse des récits d’horreur en hôte de magazine avant de prendre toute la place, entre science-fiction gothique, monstres, sectes et vieux châteaux. Le ton a toujours ce mélange très pulpy de frisson, d’érotisme et d’aventure, avec une héroïne qui peut passer de la prédatrice à la protectrice sans perdre son mystère.
Le personnage naît en 1969 chez Warren Publishing, dans le magazine en noir et blanc Vampirella, sous l’impulsion de Forrest J. Ackerman et Trina Robbins. La première couverture, signée Frank Frazetta, a beaucoup compté dans son choc visuel, puis des auteurs comme Archie Goodwin et surtout José Gonzalez ont fixé le visage de la série pour des générations de lecteurs. Après l’arrêt de Warren en 1983, Vampirella revient chez Harris Publications, puis Dynamite Entertainment reprend le personnage en 2010 et relance durablement l’univers.
Avec plus d’une centaine de numéros dans sa première vie américaine, puis plusieurs relances, crossovers et gros recueils d’archives, Vampirella n’a jamais vraiment quitté les rayons. Son poids de collection vient beaucoup des périodes et des formats : les récits Warren restent le socle historique, aujourd’hui remis en avant par les Vampirella Archives et les omnibus The Dynamite Years. Pour entrer dans cet univers, le plus simple est de commencer par les histoires Warren en noir et blanc, puis de filer vers les séries Dynamite si l’on veut une lecture plus moderne et plus feuilletonnante.
Albums indépendants (one-shots, artbooks…) rattachés à l'univers, à ajouter à votre collection.