Mito n’a plus de foyer, plus de famille, et pour tenir debout, elle se fait passer pour un garçon. Sa route croise celle de Ruka, un vampire de lycée aussi protecteur qu’imprévisible, qui l’embarque dans un dortoir de garçons en échange de son sang. À partir de là, Vampire Dormitory joue sur le secret, le travestissement et les élans du shôjo romantique, avec juste ce qu’il faut de morsures et de jalousie pour relancer la machine.
La série est signée Ema Toyama, mangaka bien connue du lectorat shôjo pour Missions of Love et lauréate du prix manga Kōdansha jeunesse pour cette série plus ancienne. Vampire Dormitory démarre en 2018 dans le magazine Nakayoshi de Kōdansha. En France, Pika la publie à partir de 2020 dans sa collection Purple Shine, avec un rythme régulier qui a mené la série jusqu’au tome 14.
Le titre a changé de statut avec son adaptation en série animée, diffusée au Japon en 2024, un vrai coup de projecteur pour une œuvre déjà bien installée dans le catalogue shôjo de Kōdansha. On est ici sur une romance fantastique récente, davantage portée par son duo central et son jeu d’identités que par une longue aura patrimoniale. Côté collection, l’édition Pika en tomes simples est la référence en français ; pour commencer, le tome 1 suffit à poser très vite le triangle affectif et le décor du pensionnat.