Peter Parker n’a ici ni le poids de cinquante ans de continuité ni des décennies de seconds rôles à rattraper : Ultimate Spider-Man repart du lycée, des galères de famille, des mensonges de l’ado et des premières patrouilles qui tournent mal. Le ton est direct, nerveux, souvent drôle, mais il garde ce qu’il faut de casse et de culpabilité pour que chaque victoire ait un prix. Puis l’univers bascule, et c’est là qu’entre en scène Miles Morales, autre ado, autre voix, autre façon de porter le masque.
La série démarre en 2000 chez Marvel, au lancement de la ligne Ultimate, sous la plume de Brian Michael Bendis et avec Mark Bagley au dessin. Bendis étire l’origine de Spider-Man sur sept épisodes, là où la version classique allait droit au but, et ce choix donne au personnage un vrai temps de vie. Le tandem Bendis-Bagley signe ensuite plus de cent épisodes d’affilée, un run resté comme l’un des plus longs chez Marvel. Après la mort de Peter dans l’univers Ultimate, Miles prend le relais en 2011, toujours avec Bendis, cette fois épaulé notamment par Sara Pichelli.
Avec le recul, on tient l’un des grands Spider-Man des années 2000 : la série a passé le cap du numéro 100, lancé le Miles Morales des comics et nourri ensuite dessins animés, jeux et films. En France, Panini l’a publiée sous plusieurs formes ; pour lire le cœur du run, le plus simple est de suivre les tomes Ultimate Spider-Man, puis de prolonger avec La Mort de Spider-Man et les omnibus consacrés à Miles Morales.
Albums indépendants (one-shots, artbooks…) rattachés à l'univers, à ajouter à votre collection.