En 1945, la guerre ne se termine pas : elle change d’échelle. Dans Uber, Kieron Gillen imagine un monde où les grandes puissances lâchent des soldats transformés en armes vivantes, capables d’écraser un front à eux seuls. On suit généraux, savants et combattants pris dans cette fuite en avant, sur un ton sec, brutal, sans héroïsme facile.
Le scénariste britannique Kieron Gillen, venu du journalisme musical et jeu vidéo avant de s’imposer dans le comics avec Phonogram puis The Wicked + The Divine, lance la série en 2013 chez Avatar Press, avec d’abord Caanan White au dessin puis Gabriel Andrade sur une partie de la suite. En France, Uber paraît chez Panini Comics en cinq tomes entre 2015 et 2016.
La série principale compte 27 épisodes, puis redémarre en 2016 sous le titre Uber: Invasion, resté inachevé à 17 numéros. Faute de conclusion, Uber garde aujourd’hui un statut particulier : un récit de guerre uchronique très discuté chez les lecteurs de comics durs, mais suspendu en plein vol plutôt qu’installé comme une saga close. Pour la collection française, le plus simple est de suivre les cinq tomes Panini dans l’ordre : ils couvrent l’arc initial publié par Avatar Press, et ce sont eux qui forment l’ensemble de référence chez nous.