Tatsuya Uesugi traîne sa nonchalance au lycée Meisei pendant que son frère jumeau Kazuya aligne les performances sur le terrain de baseball. Entre eux, il y a Minami, amie d’enfance et cœur du récit, dans une banlieue japonaise où les matchs comptent autant que les silences. Touch part d’un cadre très simple, le sport scolaire et la vie de quartier, puis y fait entrer une tension sentimentale qui change tout.
Mitsuru Adachi signe seul le manga, texte et dessin. Avant Cross Game ou H2, c’est avec Touch qu’il s’impose durablement : la série est lancée en 1981 dans le Weekly Shōnen Sunday de Shogakukan et se termine en 1986, en 26 volumes japonais. En France, Glénat l’a publiée entre 2005 et 2010 dans une édition en 23 tomes, celle que les collectionneurs croisent le plus facilement aujourd’hui.
Avec plus de 100 millions d’exemplaires vendus, une adaptation animée diffusée de 1985 à 1987 et le prix Shogakukan obtenu en 1983, Touch a depuis longtemps dépassé le simple manga sportif. C’est un grand classique des années 1980, souvent cité comme le titre qui a installé la formule Adachi : baseball, adolescence, humour discret et émotion qui monte sans bruit. Pour la collection, le repère le plus simple côté français reste l’édition Glénat en 23 volumes ; au Japon, les découpages existent aussi en bunko et en perfect format, ce qui explique les écarts de pagination quand on compare les séries.