Rito Yuuki pensait déjà avoir assez de mal à survivre entre ses sentiments pour Haruna et l’irruption de Lala dans sa vie. Dans To Love Darkness, c’est Momo qui fait basculer l’histoire : la princesse de Deviluke veut bâtir autour de lui un harem en bonne et due forme, pendant que Yami avance sur une piste plus sombre liée à son passé. Le manga garde sa mécanique de comédie sentimentale, mais il pousse plus loin les secrets, les jalousies et les ennuis extraterrestres.
La série réunit de nouveau Saki Hasemi au scénario et Kentarō Yabuki au dessin, un duo déjà en place sur To Love-Ru. Yabuki est aussi l’auteur de Black Cat et, plus tard, d’Ayakashi Triangle, avec le même sens du trait net et du fan service millimétré. To Love-Ru Darkness démarre en 2010 dans le mensuel Jump Square de Shueisha. En France, Tonkam lance l’édition en 2012, puis la série passe sous le label Delcourt/Tonkam après le rapprochement des catalogues. La série japonaise compte 18 tomes, quand l’édition française d’origine s’est arrêtée au tome 15 entre 2012 et 2017.
Ce n’est donc pas une suite bouclée chez nous, mais un morceau de catalogue resté inachevé, ce qui compte forcément pour une collection. Au Japon, la série s’est terminée en 2017 après 18 volumes, avec des ventes encore solides sur ses derniers tomes. Pour le collectionneur français, le repère est simple : l’édition standard Tonkam puis Delcourt/Tonkam, au format manga avec jaquette, correspond à la première publication française de la suite. Mieux vaut commencer par vérifier si l’on accepte une série VF stoppée avant la fin.