Alexandre Purchinov a le visage d’un chef d’État qu’on croit reconnaître, mais sa vraie passion n’est ni la guerre ni les discours : c’est monter tout ce qui peut l’être. Quand un attentat l’expédie dans un monde de wyvernes, de centaures et de magie, ce dirigeant bodybuildé découvre enfin un terrain à sa mesure. Le ton est donné d’entrée : une parodie politique qui bifurque très vite vers l’isekai d’aventure, avec des monstres, des baffes et un héros aussi absurde que redoutable.
Yasushi Baba signe seul le manga. Avant The Ride-on King, il s’était déjà fait remarquer avec Karate Shoukoushi Kohinata Minoru puis Golosseum, deux séries qui montrent son goût pour les corps en mouvement et les affrontements très physiques. Le titre démarre en 2018 dans le Monthly Shōnen Sirius de Kodansha ; en France, l’édition arrive chez Kurokawa à partir de 2021.
La série s’est terminée au Japon en 2025, ce qui en fait un récit complet plutôt qu’un feuilleton sans fin. À ce jour, elle n’a pas eu l’exposition d’un gros blockbuster, ni adaptation animée qui aurait changé d’échelle, mais elle s’est taillé une vraie place chez les lecteurs d’isekai qui aiment les détours bizarres et les héros hors norme. Pour une collection, le plus simple est de partir sur l’édition française Kurokawa en tomes, seule porte d’entrée vraiment installée chez nous pour suivre l’ensemble de l’aventure.