Stanley Ipkiss est un type terne, humilié par tout le monde, jusqu’au jour où il enfile un masque de bois aux pouvoirs presque sans limite. Dans les comics The Mask, ça ne donne pas un farceur charmeur comme au cinéma, mais une créature qui lâche tous les freins à la fois, avec des gags de cartoon, des cadavres et une vraie sale humeur. On est à Edge City, dans un polar poisseux qui tourne très vite au carnage grotesque.
L’idée vient de Mike Richardson, fondateur de Dark Horse, mais la formule qui a marqué les lecteurs prend forme en 1989 dans Mayhem avec John Arcudi au scénario, Doug Mahnke au dessin et Chris Warner dans la refonte visuelle du personnage. La première mini-série The Mask démarre ensuite en 1991 chez Dark Horse. En France, Delirium a relancé l’ensemble à partir de 2019, dans des volumes qui remettent enfin en avant la version comics, bien plus noire que le film de 1994.
Avec le recul, The Mask reste un cas à part dans les comics d’horreur des années 1990 : une série courte à l’origine, née entre 1991 et 1995, puis prolongée par d’autres mini-séries et dérivés. Pour un collectionneur, le bon point d’entrée est clair : l’édition Delirium de 2019 reprend The Mask #0-4 et The Mask Returns #1-4, avec en prime la version colorisée des épisodes de Mayhem publiés en 1989 en noir et blanc. Si l’on cherche le cœur du mythe, c’est là que ça se joue.
Albums indépendants (one-shots, artbooks…) rattachés à l'univers, à ajouter à votre collection.