Arslân n’a que 14 ans quand tout bascule : le jeune prince de Pars voit son royaume s’effondrer après une trahison, et le voilà jeté sur les routes avec quelques fidèles pour seul rempart. Autour de lui, il y a des champs de bataille, des cités assiégées, des complots de cour et des chefs de guerre qui avancent l’épée à la main. The Heroic Legend Of Arslân joue l’épopée à plein, mais sans perdre de vue son héros, un garçon encore tendre qui doit apprendre à commander des adultes plus aguerris que lui.
À l’origine, Arslân vient des romans de Yoshiki Tanaka, lancés en 1986. Le manga reprend cette base sous le trait de Hiromu Arakawa, la créatrice de Fullmetal Alchemist et Silver Spoon, avec son sens très sûr des visages, des armures et des scènes de groupe. Cette adaptation démarre en 2013 dans le Bessatsu Shōnen Magazine de Kōdansha, puis arrive en France chez Kurokawa en 2015.
Le titre s’inscrit dans une saga déjà installée : les romans se sont achevés en 2017, et l’adaptation de 2015 en anime a encore élargi le public d’Arslân. Pour un lecteur de manga, l’intérêt est clair : retrouver une grande fantasy de conquête et de stratégie portée par le dessin d’Arakawa, avec un vrai souffle de feuilleton. Côté collection, l’édition Kurokawa est le point d’entrée naturel ; le premier tome a aussi connu un tirage collector avec des pages couleur et un entretien croisé entre Hiromu Arakawa et Yoshiki Tanaka.