Lydia Carlton gagne sa vie comme fairy doctor dans une Angleterre victorienne où les créatures féeriques existent encore pour ceux qui savent les voir. Quand elle croise Edgar Ashenbert, jeune aristocrate aussi séduisant qu’insaisissable, elle se retrouve embarquée dans une affaire d’héritage, de titres nobiliaires et de légendes celtiques. The Earl and the Fairy joue d’emblée sur ce duo : une héroïne qui croit aux fées sans naïveté, face à un comte entouré de mystère.
À l’origine, la série vient des romans de Mizue Tani, illustrés au Japon par Ayuko, qui signe aussi l’adaptation manga. Le cycle original démarre en 2004 dans le magazine Cobalt de Shueisha, avant de se développer en une longue série de light novels. Le manga, beaucoup plus court, compte 4 tomes au Japon, et l’édition française paraît chez Glénat Manga entre 2012 et 2013.
Le vrai poids de The Earl and the Fairy se mesure surtout du côté du roman : 33 volumes publiés au Japon et une adaptation animée diffusée en 2008, signe d’une licence bien installée dans le paysage shōjo-fantasy. En manga, on est plutôt face à une porte d’entrée compacte qu’à une fresque complète : une version brève, élégante, qui donne le ton et les personnages sans couvrir toute l’ampleur des romans. Pour la collection, il faut donc garder en tête ce statut d’adaptation courte : les 4 tomes Glénat forment un ensemble vite bouclé, plus facile à compléter que bien des shōjo de la même période.