Ninomiya Kinji pensait avoir réglé sa vie pour ne plus jamais travailler. Propulsé dans un autre monde, il atterrit pourtant au fond d’un donjon exploité comme une mine, au service d’une entreprise qui essore ses employés jusqu’à l’os. The Dungeon of Black Company part de là : un héros fainéant, magouilleur et très drôle, coincé dans une fantasy où la survie passe par les cadences, les combines et les rapports de force.
Le manga est écrit et dessiné par Youhei Yasumura. Il démarre en 2016 sur la plateforme MAGCOMI de Mag Garden, sous son titre japonais Meikyū Black Company. En France, la série arrive chez Komikku à partir de 2018, dans une édition de poche qui suit le rythme des volumes japonais.
Le titre a gagné en visibilité avec son adaptation en série animée par SILVER LINK., diffusée en 2021. On reste toutefois sur une œuvre de connaisseurs plutôt que sur un mastodonte du manga : son vrai sel, c’est ce mélange de satire du monde du travail et d’aventure grotesque, avec un héros plus proche du parasite génial que du sauveur classique. Pour commencer, le plus simple est de partir du tome 1 chez Komikku : la série suit un fil continu, et c’est dès l’ouverture que Kinji impose sa sale petite énergie.