Entre le collège, les copains, les embrouilles de quartier et les histoires de cœur, les héros de Tendre banlieue avancent avec la maladresse et l’énergie de l’adolescence. Tito les suit dans une banlieue parisienne très concrète, loin des décors de carton : une salle de classe, un hall d’immeuble, un terrain vague, et soudain un sujet lourd qui tombe sans prévenir. Le ton reste juste, parce que la série parle des jeunes comme à des personnes, pas comme à des silhouettes.
Tito signe seul scénario et dessin. Auteur belge né en 1957, il lance la série en 1982 dans Okapi, à la demande du magazine qui cherche alors une nouvelle BD pour les adolescents ; les premiers albums paraissent ensuite chez Bayard, avant le passage chez Casterman à partir de 1991. En parallèle, Tito développe aussi Soledad, mais Tendre banlieue reste son grand feuilleton sur l’âge où tout paraît à la fois minuscule et décisif. (fr.wikipedia.org)
Avec 20 albums au total, la série s’est installée sur la durée, de Tendre banlieue jusqu’à L’Absence, en passant par Appel au calme, paru en 2000. Son intérêt aujourd’hui tient aussi à ça : on y retrouve une BD jeunesse française qui prenait de front les questions de racisme, de violence, de famille ou d’exclusion, sans perdre le fil du récit. Pour un collectionneur, le repère le plus simple est clair : les albums Bayard des débuts ne sont pas les mêmes éditions que les volumes Casterman repris ensuite dans la collection BD Okapi. (fr.wikipedia.org)
Albums indépendants (one-shots, artbooks…) rattachés à l'univers, à ajouter à votre collection.