Yoshi n’a rien du disciple modèle quand son père le confie à Seijun, maître tatoueur au Japon. Pourtant, le garçon se prend au jeu et apprend le tebori, cette technique traditionnelle de tatouage à la main, jusqu’au jour où il comprend que les motifs gravés par son mentor racontent aussi des crimes et des affaires de yakuza. Le point de départ est simple et accrocheur : un apprentissage, un secret, puis tout un monde qui se referme sur lui.
Tebori réunit le scénariste madrilène José Manuel Robledo et le dessinateur Marcial Toledano, duo déjà remarqué en France avec Ken Games, puis Louviers. La série démarre chez Dargaud en 2016, dans le grand format cartonné de l’éditeur, avec un premier album de 48 pages. Robledo annonce d’emblée un récit court en trois volumes, et c’est bien ainsi que la série est menée jusqu’à son terme.
Le cycle complet compte trois tomes, parus entre 2016 et 2017, puis Dargaud l’a repris en 2022 dans sa collection de poche à 9,50 euros. On n’est pas ici devant une longue saga à rallonge, mais devant un thriller fermé, pensé pour être lu d’un bloc. Pour une collection, le bon repère est donc clair : soit les trois cartonnés d’origine chez Dargaud, soit l’édition poche de 2022 si le but est d’entrer dans la série au plus simple.