Tanya Degurechaff a le visage d’une fillette blonde, mais l’esprit froid d’un ancien salarié japonais réincarné dans un monde de guerre et de magie. Officier surdouée de l’Empire, elle rêve surtout d’une place sûre à l’arrière ; le problème, c’est que son talent la renvoie sans cesse au front. Tanya The Evil avance comme un récit militaire nerveux, entre satire du carriérisme, batailles aériennes et face-à-face rageur avec une divinité que l’héroïne refuse de servir.
À l’origine, il y a le romancier Carlo Zen, qui lance Yōjo Senki en prose avant son adaptation en manga par Chika Tōjō, avec les character designs de Shinobu Shinotsuki. La version manga démarre en 2016 dans le magazine Comp Ace de KADOKAWA. En France, la série arrive en 2017 chez Delcourt/Tonkam, sous le titre Tanya The Evil.
Le manga est toujours en cours au Japon, et son installation dans la durée doit beaucoup à l’anime diffusé en 2017 puis au film sorti en 2019, qui ont élargi son public bien au-delà du seul lectorat de light novels. Ce n’est pas un shōnen de baston classique : la vraie accroche, ici, tient autant aux manœuvres militaires qu’au caractère glaçant de Tanya. Pour démarrer la collection, le plus simple reste l’édition française courante de Delcourt/Tonkam, qui suit l’ordre japonais en tomes unitaires.