Un mort-vivant en habit de croque-mort ouvre le rideau, lance une mauvaise blague, puis laisse entrer des histoires de meurtre, de vengeance et de retour de bâton. Tales from the Crypt n’a pas de héros unique au sens classique : sa vraie vedette, c’est le Crypt-Keeper, maître de cérémonie ricanant d’une anthologie où chaque récit conduit quelqu’un tout droit vers une fin sale, ironique ou carrément macabre. Le ton est noir, grinçant, souvent féroce, avec ce plaisir très pulp de punir les salauds et de piéger les imprudents.
La série naît chez EC Comics sous l’impulsion de William Gaines et d’Al Feldstein, qui lancent en 1950 la grande période « New Trend » de l’éditeur. Le titre vient de The Crypt of Terror, lui-même issu de Crime Patrol, avant de devenir Tales from the Crypt avec le n° 20. Des dessinateurs comme Jack Davis, Graham Ingels, Johnny Craig ou Reed Crandall en fixent l’identité visuelle. En France, l’édition repérée par les collectionneurs paraît chez Albin Michel / L’Écho des Savanes autour de 2000.
Publié de 1950 à 1955, Tales from the Crypt reste l’un des visages les plus célèbres des comics d’horreur EC, au point d’avoir relancé son nom bien après sa fin grâce au film Amicus de 1972 puis à la série HBO diffusée de 1989 à 1996. Son importance tient aussi à l’histoire de la censure américaine des années 1950, qui a frappé de plein fouet ce type de comics. Pour une collection en français, le bon repère est simple : les albums Albin Michel / L’Écho des Savanes pour la lecture, et l’Intégrale si l’on veut une porte d’entrée plus ramassée.
Albums indépendants (one-shots, artbooks…) rattachés à l'univers, à ajouter à votre collection.