Haru Kaidô part au Canada pour voir sa mère et tombe sur Ren, un gamin farouche qu’on lui présente comme son petit frère adoptif. Des années plus tard, Ren débarque au Japon sans avoir rien oublié de ce lien bancal, et Haru doit composer avec ce retour aussi tendre qu’inconfortable. Super Lovers avance comme une comédie de famille qui glisse peu à peu vers la romance, avec des scènes domestiques, des piques, des malentendus et une vraie place laissée aux blessures de chacun.
La série est signée Miyuki Abe, autrice déjà connue pour Hakkenden: Eight Dogs of the East. Super Lovers démarre en 2009 dans le magazine Ciel de Kadokawa, avant de suivre le déplacement de plusieurs titres BL vers Emerald en 2014. Au Japon, les volumes paraissent sous le label Asuka Comics CL-DX. En France, le tome 1 sort chez Taifu Comics en 2013, un éditeur alors très identifié sur le boys’ love.
Le recul montre surtout une série installée dans la durée : elle a eu droit à une adaptation animée lancée en 2016, puis à un OAD la même année, et la publication japonaise s’est poursuivie bien au-delà de ce premier temps fort. Pour un collectionneur, le repère est simple : l’édition française de Taifu Comics suit la série en format de poche souple, sans relance en intégrale ni Perfect Edition à ce jour. Si l’on veut la lire aujourd’hui, le plus logique reste donc de commencer par cette première édition française et de la suivre dans l’ordre des tomes.