Lucas débarque par erreur à l’Imagischool, une école où les enfants donnent vie à leur rêve sous la forme d’une créature. Les autres font surgir des compagnons impressionnants ; lui invoque Super Caca, héros aussi ridicule en apparence qu’imprévisible en action. Le départ tient de la cour de récréation, du manga d’aventure et du gag bien assumé, avec un môme qu’on sous-estime trop vite.
Au scénario, Davy Mourier apporte son goût pour l’humour absurde et les idées qui partent d’un détail potache pour aller beaucoup plus loin que prévu. Le dessin de Stan Silas, épaulé par les couleurs de Valérie Sierro, pousse la série vers un faux shōnen très lisible. Super Caca démarre chez Delcourt en 2016 avec Rentrée des classes, puis enchaîne en 2017 avec Dream Ball et Le Temple de Seth.
La série est courte, bouclée en trois albums, et n’a pas connu la longue vie des gros labels jeunesse. C’est aussi ce qui fait son intérêt aujourd’hui : un petit ovni signé par un auteur français qui s’amuse franchement avec les codes du manga scolaire et du super-héros crado. Pour la collection, le repère est simple : l’édition Delcourt d’origine couvre tout le cycle, avec un bonus précis sur le tome 2, annoncé en première édition avec 9 cartes à jouer encartées en fin d’album.