Akihime n’a rien d’une héroïne guerrière : elle voudrait surtout vivre sa rentrée au lycée comme une fille normale. Sauf qu’elle est la fille d’un tengu, élevée entre la montagne de son père et le monde des humains, et que tout le monde autour d’elle semble prendre son destin spirituel plus au sérieux qu’elle. Entre ami d’enfance obstiné, garçon de classe qui lui trouble la tête et irruption du folklore dans le quotidien, Spiritual Princess avance sur un ton léger, tendre et un peu magique.
La série est écrite et dessinée par Nao Iwamoto, autrice japonaise que l’on connaît aussi pour Les Noces de l’or et de l’eau et Les 7 Chevaliers du Royaume des Marronniers. Son manga original, Machi de Uwasa no Tengu no Ko, démarre en 2007 dans le magazine Monthly Flowers de Shogakukan et se boucle en 12 volumes. En France, l’édition arrive chez Kazé Manga en 2018 ; le tome 1 paraît cette année-là, avant une publication menée jusqu’au volume final en 2019.
Au Japon, l’œuvre a décroché le prix Shogakukan du meilleur shōjo en 2009, un vrai signal pour une série qui mêle romance scolaire et légendes sans forcer le trait. Elle n’a pas connu chez nous la visibilité des très gros shōjo du moment, mais elle garde une place à part pour les lecteurs qui aiment les histoires sentimentales un peu décalées, avec un ancrage folklorique net. Pour la collection, le plus simple est de suivre l’édition française Kazé en 12 tomes, complète et homogène.