La princesse Syalis a bien été enlevée par le Roi démon, mais son vrai problème n’est pas l’évasion : c’est de passer une bonne nuit. Coincée dans un château peuplé de monstres, elle transforme sa captivité en quête du matelas parfait, de l’oreiller idéal ou de la couverture la plus douce, quitte à malmener geôliers, gardiens et démons avec un calme désarmant. Le gag de départ est simple, et Kagiji Kumanomata le pousse très loin : plus Syalis cherche le sommeil, plus le château devient dangereux pour ceux qui l’habitent.
Kagiji Kumanomata signe seul ce shonen comique, lancé en 2016 dans le Weekly Shonen Sunday de Shogakukan. En France, Sleepy Princess in the Demon Castle arrive chez Meian à partir de 2023, dans l’édition courante. La série a aussi connu une adaptation animée diffusée en 2020, ce qui a largement aidé à faire connaître cette drôle de princesse au-delà du lectorat du magazine.
Au Japon, la série s’est installée dans la durée : elle est toujours en cours et comptait déjà 32 tomes en 2026, un vrai signe de solidité pour une comédie à concept. Ce n’est pas un manga de baston déguisé, mais une mécanique de gags qui tient grâce au visage impassible de Syalis et à la galerie de démons, plus attachants que menaçants. Pour une collection française, le plus simple est de commencer par l’édition Meian, qui suit la parution japonaise en volumes simples.