Beni, lycéenne de 17 ans, voit un soir débarquer dans sa vie Kagetora, un ninja du Japon féodal persuadé de retrouver en elle la princesse qu’il devait protéger. À partir de là, Shinobi Life joue sur un drôle de décalage : un garde du corps formé pour survivre à tous les pièges doit apprendre les codes du lycée moderne. Le moteur de la série est là, entre romance, quiproquos et fidélité venue d’un autre siècle.
Le manga est signé Shoko Conami. Après plusieurs one-shots publiés en 2005 et 2006, la série démarre en 2006 dans le magazine Princess d’Akita Shoten, avant de se boucler en 2012 en 13 tomes. En France, l’édition a d’abord paru chez Asuka, puis a été reprise par Kazé, avec un dernier volume sorti en 2013.
Shinobi Life n’a pas laissé derrière lui une grande machine à adaptations ou à produits dérivés : c’est plutôt un shōjo de son époque, resté dans le souvenir des lecteurs qui aiment les romances au long cours avec une vraie touche historique. Pour un collectionneur, le repère est simple : la série est complète en 13 tomes, et l’édition française circule sous logos Asuka puis Kazé selon les retirages. On commence naturellement par le tome 1 : toute la promesse de la série, entre protection, décalage temporel et sentiment amoureux, est déjà là.