Au début de Shigurui, deux samouraïs mutilés se font face devant le seigneur de Sunpu, dans le Japon d’Edo. L’un n’a plus qu’un bras, l’autre est aveugle, et le duel annonce tout de suite la couleur : ici, le sabre ne sert pas à faire joli. Takayuki Yamaguchi remonte ensuite aux origines de cette rivalité et suit la chute de deux disciples broyés par leur maître, par le désir et par une violence qui ne laisse aucun refuge.
Le manga est dessiné par Takayuki Yamaguchi, connu aussi pour Apocalypse Zero, d’après le romancier Norio Nanjō : Shigurui adapte le premier chapitre de Suruga-jō Gozen Jiai. La série démarre en 2003 dans le magazine Champion Red, au Japon, et se boucle en 2010 en 15 volumes. En France, elle a d’abord été publiée chez Panini Manga, avant une réédition chez Meian lancée en 2021. Elle a aussi connu une adaptation animée de 12 épisodes produite par Madhouse en 2007. (en.wikipedia.org)
Shigurui n’a jamais été un manga grand public, et c’est même ce qui fait sa place à part. Son trait nerveux, ses corps tordus et sa noirceur frontale en ont fait un titre de passionnés, souvent mieux connu par son anime que par sa parution papier en France. Pour un collectionneur français, le repère simple est clair : l’édition Meian remet la série en circulation, là où les tomes Panini étaient devenus difficiles à trouver. (manga-sanctuary.com)
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