Keroro débarque sur Terre avec un grade, une mission d’invasion et une discipline de carton. Ce petit alien en forme de grenouille finit planqué chez les Hinata, entre maquettes de robots, gadgets qui dérapent et opérations militaires qui tournent au gag. Sergent Keroro avance comme une comédie de science-fiction : une menace annoncée, puis un chaos joyeux dès que son escouade entre en scène.
La série est écrite et dessinée par Mine Yoshizaki, mangaka japonais surtout associé à cet univers, nourri de parodie SF, de culture otaku et de clins d’œil aux maquettes de méchas. Keroro Gunsō démarre en 1999 dans le Monthly Shōnen Ace de Kadokawa, avec un premier volume relié la même année. En France, Kana lance Sergent Keroro en 2007.
Avec plus de 14 millions d’exemplaires annoncés pour le manga et une adaptation animée lancée en 2004, Keroro a largement dépassé le simple manga de niche. La série a aussi reçu le prix Shōgakukan catégorie jeunesse en 2005, signe d’une installation durable dans le paysage manga. Pour un collectionneur français, le repère est simple : l’édition Kana est la porte d’entrée naturelle, au format poche d’origine, et elle garde le ton foutraque, les références otaku et les délires militaires qui font tout le sel de la série.