Keisuke Yamato et Ami Ninomiya se croisent au bord des bassins, mais leur histoire commence bien avant eux : leurs familles de pâtissiers se détestent depuis des années. Lui avance avec son calme habituel, elle le reçoit d’abord avec une vraie rancune, et Rough fait monter cette romance contrariée entre entraînements, compétitions et petits décalages du quotidien. On est dans un manga sportif, oui, mais surtout dans une histoire de sentiments qui prend son temps et sait être drôle sans casser l’émotion.
Mitsuru Adachi signe seul la série. C’est l’auteur de Touch, H2 et Cross Game, un mangaka qui a installé dans le shōnen une façon très à lui de mêler sport, silences et histoires de cœur. Rough démarre en 1987 dans le Weekly Shōnen Sunday de Shogakukan et se boucle en 12 volumes. En France, Glénat le publie en intégralité entre 2005 et 2006, dans son format poche de l’époque.
Avec le recul, Rough n’a pas la notoriété monstre de Touch ou H2, mais il compte parmi les titres les plus parlants pour entrer dans la manière Adachi. La série a tout de même eu droit à un film live en 2006, signe qu’elle a gardé une vraie place dans la bibliographie de l’auteur. Pour la collection, le repère est simple : l’édition Glénat en 12 tomes couvre l’ensemble de l’histoire ; il faut surtout surveiller l’état des dos, souvent sensible sur cette génération de poches.