Ikki Kaï n’a ni plan de carrière ni vraie passion quand il décide, presque sur un coup de tête, de s’engager dans les Forces japonaises d’autodéfense. À partir de là, Rising Sun le suit dans l’entraînement, la vie de caserne et les épreuves physiques qui transforment peu à peu ce garçon paumé. Le ton reste très concret : pas de mechas ni de grande guerre fantasmée, mais un récit de terrain, tendu et humain, sur l’apprentissage d’un cadre et d’un collectif.
Satoshi Fujiwara signe seul la série. Rising Sun démarre en 2012 dans Manga Action, le magazine de Futabasha, puis est réuni en 15 volumes au Japon jusqu’en 2018. En France, Komikku lance l’édition en 2014 et la boucle en 2019, ce qui correspond bien aux 15 tomes référencés chez les collectionneurs francophones.
Le statut de la série tient moins au blockbuster qu’au sujet qu’elle ose traiter de front : le quotidien de l’armée japonaise, un angle rare en manga. Faute de signaux solides sur des ventes massives, des prix majeurs ou une adaptation animée, mieux vaut la présenter pour ce qu’elle est : un titre singulier, terminé, qui a trouvé ses lecteurs par son sérieux documentaire et son regard sur l’engagement. Côté collection, le parcours est simple : une édition française unique chez Komikku, en 15 tomes, à commencer naturellement par le premier volume puisque toute la progression d’Ikki repose sur la durée.