Costume net, houppette impeccable, Ric Hochet fonce là où les autres reculent : scènes de crime, manoirs trop calmes, menaces anonymes et coupables qui aiment se déguiser en fantômes. Reporter à La Rafale, il travaille main dans la main avec le commissaire Bourdon et transforme chaque piste en enquête à tiroirs. Le plaisir, ici, tient à ce mélange très franc de polar, de faux fantastique et de feuilleton, avec un héros qui garde son sang-froid même quand tout semble tourner au piège.
Ric Hochet naît en 1955 dans le Journal Tintin, sous la plume d'André-Paul Duchâteau et le dessin de Tibet, deux piliers de l'école belge. Duchâteau vient du roman policier et des scénarios à mystère ; Tibet, lui, apporte une ligne claire vive et des visages qu'on reconnaît tout de suite. Les albums arrivent ensuite au Lombard, qui restera la maison naturelle du personnage, et la série s'installe durablement dans le paysage franco-belge.
Le recul parle pour elle : Ric Hochet a passé le cap des 50 ans d'existence, a connu une édition anniversaire pour sa 70e enquête, et a même tenté l'écran avec Signé Caméléon, pilote produit en 1968 par Belvision. Après la mort de Tibet, Le Lombard a relancé le personnage en 2015 avec Les Nouvelles Enquêtes de Ric Hochet, signées Zidrou et Simon Van Liemt. Pour une collection, le bon repère reste simple : les albums classiques pour suivre la grande série historique, ou les volumes intitulés Ric Hochet L'intégrale pour lire les enquêtes dans l'ordre avec un habillage plus homogène.
Albums indépendants (one-shots, artbooks…) rattachés à l'univers, à ajouter à votre collection.