Un agent de la CIA enlevé en Afghanistan, des robots géants, les soldats de G.I. Joe, M.A.S.K., Rom et les Micronauts dans la même tempête : Revolution démarre comme un choc frontal. Le moteur du récit, c’est ce croisement improbable entre licences cultes d’Hasbro, rassemblées dans un même univers de guerre secrète et de science-fiction. Le ton va droit au but : action, poursuites, batailles et sensation de crossover géant pensé pour faire se rencontrer des mondes qui roulaient jusque-là chacun dans leur couloir.
Côté création, la mini-série américaine est lancée chez IDW autour de John Barber et Cullen Bunn, avec Fico Ossio au dessin sur la série principale. En France, Vestron publie Revolution en 2021, en même temps que Revolution Extension 1 et 2 ; un troisième volume d’Extension suit la même année. Cette saga sert aussi de point de départ à la relance commune des franchises Hasbro en comics, avec des prolongements comme Revolutionaries, puis First Strike et Unicron : Révolution finale.
Le recul est encore celui d’un univers de fans plus que d’un classique installé, mais son importance dans la continuité IDW est nette : c’est le carrefour où plusieurs séries se branchent enfin ensemble. Pour un collectionneur, le plus simple est de commencer par l’album Revolution, puis d’enchaîner avec les trois tomes de Revolution Extension, qui développent les personnages et les épisodes parallèles plutôt que de refaire l’histoire principale.