Heinrich meurt pendant la Seconde Guerre mondiale en croyant retrouver Rebecca, la femme qu’il aime. Il se réveille sur Résurrection, un monde où le temps marche à l’envers, et devient Requiem, chevalier vampire lancé dans une guerre de monstres, de cultes et de carnages. Le ton est clair d’emblée : du gothique féroce, chargé en sang, en métal et en visions d’apocalypse.
Au scénario, Pat Mills, figure majeure de la BD britannique, pousse ici très loin son goût pour la satire noire et les univers extrêmes. Au dessin, Olivier Ledroit lâche la bride : armures baroques, créatures démentes, couleurs directes, chaque planche cherche l’impact. La série démarre en 2000 chez Nickel Productions, maison montée autour du projet, puis Glénat relance l’édition française en 2016 avec une réédition en albums 24x32 enrichis d’un cahier de 8 pages. Claudia, spin-off centré sur l’un des personnages marquants de la saga, suit en 2004, dessiné par Franck Tacito.
Requiem a gardé un statut à part : pas une série de large rayon, mais un nom qui revient dès qu’on parle de dark fantasy en BD, avec une longue réédition menée par Glénat jusqu’au tome 12 en 2024. Pour un collectionneur, le plus simple est de viser l’édition Glénat 24x32, homogène et facile à suivre ; les albums Nickel Productions des débuts comptent surtout pour les amateurs des premiers tirages.