Asuka se réveille chaque matin dans son lycée, et chaque nuit la même chasse recommence : retrouver les morceaux d’un corps avant que la « fille rouge » ne les massacre tous. Le point de départ est simple et brutal, mais Re/member ne se contente pas d’aligner les morts : la série joue sur la peur de revivre encore et encore la même nuit, avec une poignée d’ados forcés d’avancer ensemble alors qu’ils se connaissent à peine. L’ambiance tient autant du survival que du récit de malédiction urbaine.
À l’origine, Re/member adapte le roman Karada Sagashi de Welzard, lancé en 2013 au Japon. Le manga dessiné par Katsutoshi Murase démarre en 2014 sur la plateforme Shōnen Jump+ de Shueisha et s’achève en 2017 en 17 volumes. En France, Ki-oon publie la série à partir de 2016. Murase, qu’on retrouvera plus tard sur Arata Primal, donne à cette mécanique de boucle une nervosité très lisible : ça court, ça panique, ça tranche net.
Avec le recul, Re/member reste un bon repère de la vague des mangas de survie des années 2010, mais avec une vraie identité horrifique. La série a assez marqué pour connaître une adaptation en film live en 2022, diffusée à l’international sous le titre Re/Member, puis de nouveaux prolongements au Japon. Côté collection, l’édition Ki-oon en 17 tomes couvre l’histoire principale ; si vous tombez sur un référencement en 18 volumes, vérifiez bien de quelle édition ou de quel découpage il s’agit avant d’acheter.