Ralph Azham est le garçon qu’on préfère tenir à l’écart du village jusqu’au jour où ses dons deviennent impossibles à nier. Dans ce royaume peuplé d’hommes-oiseaux, de pouvoirs bizarres et de vieilles rancœurs, il part sur les routes avec une franchise de sale gosse qui lui attire autant d’ennuis que d’alliés. Le ton balance entre aventure médiévale, humour sec et vraie montée en puissance, sans jamais perdre ce regard de travers qui fait avancer l’histoire.
La série est signée Lewis Trondheim, nom majeur de la BD française, cofondateur de L’Association en 1990 et Grand Prix d’Angoulême en 2006. Après Lapinot et Donjon, il lance Ralph Azham en 2011 chez Dupuis, directement en albums. Dupuis présente aujourd’hui cette suite comme une grande saga médiévale, portée par l’humour noir et le goût du contre-pied de Trondheim.
Ralph Azham s’est arrêté au 12e album, ce qui permet de lire une histoire complète sans courir après une suite hypothétique. La série n’a pas le poids patrimonial de ses titres les plus célèbres, mais elle reste un bon point d’entrée vers le Trondheim de fantasy, plus long et plus romanesque que d’habitude. Pour la collection, Dupuis a relancé l’ensemble en deux intégrales parues en 2025 : un repère simple si l’on veut tout lire d’un bloc plutôt que chasser les douze albums d’origine.