En 1955, six adolescents arrivent dans une maison de correction japonaise et partagent la même cellule avec un aîné, Sakuragi, qui devient vite leur repère. Dans cet enfer de violence, d’humiliations et de combines, Rainbow suit leur pacte de survie, puis leur combat pour rester debout une fois la porte franchie. Le ton est rude, mais la série avance toujours avec ses personnages, au plus près des coups, des cicatrices et des promesses tenues.
Le manga est écrit par George Abe et dessiné par Masasumi Kakizaki, auteur au trait réaliste que l’on retrouvera plus tard sur Bestiarius et Green Blood. Rainbow démarre en 2002 chez Shōgakukan, d’abord dans le Weekly Young Sunday, puis dans le Big Comic Spirits après l’arrêt du premier magazine. Au Japon, la série compte 22 tomes. En France, Kabuto l’a d’abord lancée avant l’arrêt de cette édition ; Kazé a ensuite repris l’œuvre jusqu’à son terme, puis l’a rééditée en Rainbow Ultimate, une version complète en 7 volumes.
Avec le recul, Rainbow reste l’un des grands seinen carcéraux des années 2000 : le manga a reçu le prix Shōgakukan en 2006 dans la catégorie générale, et son adaptation animée de 26 épisodes par Madhouse a été diffusée en 2010. Pour un collectionneur français, le vrai repère est simple : l’édition Kabuto est incomplète, tandis que Rainbow Ultimate en 7 tomes permet d’avoir toute l’histoire dans un format homogène.