Quick et Flupke, ce sont deux gamins de Bruxelles qui transforment la rue en terrain d’aventures, entre patins à roulettes, farces de voisinage et face-à-face réguliers avec l’agent 15. Pas de grande épopée ici : juste l’art de faire dérailler une journée ordinaire, gag après gag, avec ce mélange de malice, de vitesse et d’ennuis très concrets qui fait sourire dès les premières pages.
Hergé lance la série en 1930 dans Le Petit Vingtième, le même journal qui publie alors Tintin. Ces histoires courtes paraissent d’abord en noir et blanc, dans un format de gag en une planche qui lui permet de capter un décor urbain très vivant, loin du grand voyage exotique de son autre héros. Les albums seront ensuite repris chez Casterman, l’éditeur auquel le nom de Quick et Flupke reste aujourd’hui le plus fortement attaché.
Avec le recul, Quick et Flupke occupent une place à part dans l’œuvre d’Hergé : moins célèbres que Tintin, mais précieux pour voir naître son sens du découpage comique et son goût des silhouettes nettes. Environ 300 gags ont été publiés entre 1930 et 1940, puis les Studios Hergé ont remis la série en couleur pour une réédition en 12 volumes chez Casterman entre 1985 et 1991. Pour collectionner, il faut bien distinguer ces albums colorisés des premières publications en noir et blanc, beaucoup plus anciennes et autrement plus rares.
Albums indépendants (one-shots, artbooks…) rattachés à l'univers, à ajouter à votre collection.