Eiji Asuma traîne son blouson de voyou dans les rues de Tokyo, jusqu’au jour où son drôle de don le met au cœur d’affaires bien plus sales que les bagarres de lycée. En touchant un objet, il capte des bribes du passé : assez pour remonter la piste d’un crime, jamais assez pour être tranquille. Psychometrer Eiji avance comme un polar de rue tendu, avec un héros impulsif, des enquêtes sombres et une vraie odeur de bitume.
La série est écrite par Yuma Ando, pseudonyme de Shin Kibayashi, et dessinée par Masashi Asaki. Elle démarre en 1996 dans le Weekly Shōnen Magazine de Kodansha et s’achève en 2000 au Japon, en 25 volumes. En France, Kana la publie à partir de 2001 ; l’édition française s’est arrêtée au tome 21, ce qui explique l’écart avec la collection japonaise.
Avec le recul, Psychometrer Eiji reste surtout un titre de connaisseurs : un manga d’enquête nerveux, marqué par la vague des thrillers urbains de la fin des années 1990, plutôt qu’un classique souvent réédité chez nous. Pour le collectionneur français, le point important est simple : la série Kana forme un ensemble incomplet, tandis que la version japonaise compte bien 25 tomes. Si l’on veut la série telle qu’elle a été bouclée, il faut donc garder en tête cette coupure de l’édition française.