Sara Crewe arrive comme une enfant gâtée dans un pensionnat londonien, puis tout bascule quand la fortune de son père disparaît. Audrey Alwett et Nora Moretti reprennent le point de départ de La Petite Princesse de Frances Hodgson Burnett, mais l’emmènent ailleurs : la fillette humiliée devient peu à peu une héroïne fière, dans un Londres victorien traversé de machines, d’automates et de brume. On entre ici dans un récit d’orpheline et de revanche, avec assez de mystère pour donner envie d’aller plus loin.
La série est écrite par Audrey Alwett et dessinée par l’Italienne Nora Moretti, avec les couleurs de Claudia Boccato. Alwett s’est fait un nom dans la BD jeunesse et fantastique, et Princesse Sara reste l’un de ses chantiers les plus longs. Le premier tome paraît en 2011 chez Soleil, dans la collection Blackberry. Les premiers albums adaptent librement le roman de Burnett, puis la série s’en détache franchement pour suivre Sara bien après l’histoire connue.
C’est ce prolongement qui fait la vraie singularité de Princesse Sara : la BD ne s’arrête pas à l’enfance martyrisée popularisée par le roman ou l’animé de 1985. Après plus d’une décennie de parution, Soleil a relancé la série en édition intégrale T.1 à 4, signal d’un fonds qui continue d’être défendu. Pour commencer, le tome 1 Pour une mine de diamants reste la meilleure porte d’entrée ; l’intégrale conviendra mieux à ceux qui veulent enchaîner les premiers arcs d’un bloc.