Tsukimi Kurashita adore les méduses, au point de leur parler comme à des princesses, mais elle panique dès qu’il faut affronter les gens trop sûrs d’eux. Elle vit à Amamizukan, une pension tokyoïte peuplée de femmes aussi passionnées que maladroites, jusqu’au soir où une jeune inconnue d’une élégance folle vient la tirer d’un mauvais pas. À partir de là, Princess Jellyfish suit une bande d’otaku qui bricolent leur place dans la ville, entre comédie, fringues et gros coups de stress.
La série est signée Akiko Higashimura, mangaka japonaise qui s’est imposée dans le manga pour femmes avec un sens rare du dialogue et des personnages de groupe. Princess Jellyfish démarre en 2008 dans le magazine Kiss de Kōdansha et se boucle en 2017 en 17 tomes. En France, Delcourt/Tonkam la publie à partir de 2011, avec une fin longtemps attendue puisque les tomes 16 et 17 n’arrivent qu’en 2019.
Le titre a vite dépassé le cercle des lectrices de josei : il remporte le Kodansha Manga Award en 2010, connaît une adaptation en anime la même année, puis un film en prise de vues réelles en 2014. Avec le recul, on tient moins un manga de mode qu’un récit sur la honte sociale, l’amitié et le droit d’exister sans se déguiser en version lisse de soi-même. Pour la collection française, le plus simple est de commencer par l’édition Delcourt/Tonkam en 17 tomes, la seule complète chez nous.