Yu Narukami arrive dans la petite ville d'Inaba pour une année qui s'annonçait tranquille. Très vite, des meurtres étranges, une rumeur de « chaîne de minuit » et un monde caché derrière les écrans l'entraînent avec Yosuke, Chie et les autres dans une enquête où chaque combat oblige aussi à affronter une part de soi. Persona 4 garde ce ton bien à lui : un polar adolescent, tendu mais jamais plombant, avec de vraies bouffées de vie de groupe.
Le manga adapte le jeu d'Atlus avec Shûji Sogabe au dessin et au découpage, déjà à l'œuvre sur le manga Persona 3. La série démarre au Japon en 2008 dans l'orbite de Dengeki Maoh, pour une publication qui s'étale jusqu'en 2019 et se boucle en 13 tomes. En France, Mana Books lance l'édition en 2021 et publie l'ensemble jusqu'en 2023.
Ce Persona 4-là n'adapte pas les ajouts de Persona 4 Golden : il suit la trame du jeu d'origine, ce qui en fait un repère clair pour les lecteurs qui veulent la version « de base » de l'histoire. C'est aussi une série arrivée tard en français, plus de dix ans après ses débuts japonais, alors que la licence Persona était déjà bien installée en librairie et dans le jeu vidéo. Pour une collection homogène, le plus simple est de partir sur la série complète chez Mana Books, en 13 volumes, tous signés ATLUS et Shûji Sogabe.