Turuk, semi-orc plus futé qu’on ne l’attend, ouvre le bal dans un monde où la force compte, mais ne suffit jamais. D’album en album, Orcs et Gobelins suit des guerriers, des parias et des survivants lancés dans des affaires de vengeance, de meute, d’honneur ou de sale magie. Le ton reste celui d’une fantasy musclée, avec des batailles, des monstres et des héros qui avancent souvent la lame à la main.
La série est lancée en 2017 chez Soleil, dans le grand ensemble des Terres d’Arran, déjà nourri par Elfes et Nains. Le premier tome, Turuk, est scénarisé par Jean-Luc Istin et dessiné par Diogo Saïto. Comme les autres branches d’Arran, Orcs et Gobelins fonctionne en série-concept : chaque album met en avant un nouveau personnage, avec ses propres auteurs, tout en restant branché sur une histoire plus large. Umberto Giampa fait partie des dessinateurs passés par cet univers.
Avec le recul, on voit bien la place de la série : moins ancienne qu’Elfes, mais solidement installée dans la machine éditoriale d’Arran, au point d’être encore prolongée en 2026 chez Soleil. Cette longévité dit au moins une chose : le fil n’a pas été coupé après quelques albums. Pour la collection, le plus simple est de commencer par le tome 1, puis de lire selon les personnages ou selon les croisements avec les autres séries d’Arran, car les albums se tiennent aussi très bien seuls.