Rikuo Nura a l’air d’un collégien comme les autres, mais il est aussi le petit-fils de Nurarihyon, vieux chef d’un clan de yôkai. Le jour, il refuse ce monde de créatures et de serments; la nuit, son autre visage peut surgir et prendre la tête de cette famille monstrueuse. Nura - Le seigneur des yokai part de ce tiraillement très simple et très efficace: vivre une vie normale ou accepter l’héritage qui vous rattrape.
Le manga est écrit et dessiné par Hiroshi Shiibashi. Après deux one-shots, la série démarre en 2008 dans le Weekly Shōnen Jump de Shueisha. En France, Kana la lance en 2011 et publie l’ensemble en 25 tomes, jusqu’en 2016. Chez Shiibashi, le folklore japonais n’est pas un décor posé pour faire joli: chaque clan, chaque rival et chaque pouvoir ramènent l’histoire vers une vraie chronique de succession.
La série s’arrête en 2012 dans le Weekly Shōnen Jump, avec une fin poursuivie hors du magazine principal, et elle a aussi connu une adaptation animée par le studio DEEN en deux saisons, en 2010 puis 2011. Avec le recul, Nura - Le seigneur des yokai garde une place à part dans le catalogue shōnen des années 2000: moins cité que les très gros hits de l’époque, mais souvent retenu par les lecteurs qui aiment les bastons nettes, les bandes de personnages bien tenues et le bestiaire japonais. Pour la collection française, le point d’entrée le plus simple reste l’édition Kana d’origine, complète en 25 tomes.