Noritaka Sawamura, lycéen chétif et tête de Turc de service, n'a rien d'un champion quand l'histoire commence. Pour ne plus se faire humilier, il pousse la porte d'un dojo et découvre un monde où chaque erreur se paie cash, entre entraînements brutaux, rivalités de rue et grosses poussées de comédie. Noritaka avance comme ça : un garçon pas prêt, jeté dans la baston, qui grandit coup après coup sans perdre son côté grande gueule.
Le manga est écrit par Hideo Murata et dessiné par Takashi Hamori. Il démarre en 1991 dans le Weekly Shōnen Magazine de Kōdansha et se termine en 1994, pour un total de 18 volumes au Japon. En France, Glénat le publie à partir de 1996 sous le titre Noritaka, le roi de la baston, dans ses premières années manga poche.
On est ici dans un pur shōnen de castagne des années 1990, à l'époque où le magazine de Kōdansha aligne aussi d'autres gros titres musclés. Noritaka n'a pas eu l'aura patrimoniale des très grands classiques du genre, ni d'adaptation animée marquante qui l'ait relancé sur la durée, mais il garde une vraie cote de sympathie chez les lecteurs qui aiment les séries de dojo, de sueur et de coups bas. Pour une collection française, le repère est simple : l'édition Glénat d'époque est celle que l'on croise le plus, avec sa traduction et sa fabrication typiques des mangas publiés en France dans la seconde moitié des années 1990.