Fujikido Kenji n’était qu’un salarié ordinaire avant que des ninjas massacrent sa femme et son enfant. Dans les rues sales et bardées de néons de Neo-Saitama, il devient Ninja Slayer, un homme possédé par un esprit ninja ancien, lancé dans une chasse aux clans qui tiennent la ville par la peur. Le départ est simple, frontal, presque pulp : de la vengeance, du karaté, et une ville futuriste qui cogne fort.
À l’origine, Ninja Slayer naît en feuilleton sur Twitter avant d’être repris en romans chez Enterbrain ; le manga principal est lancé au Japon en 2013 chez KADOKAWA, avec Yuki Yogo au dessin et Yoshiaki Tabata au scénario, d’après l’univers attribué à Bradley Bond et Philip Ninj@ Morzez. En France, la série arrive chez Kana à partir de 2015 dans la collection Big Kana. L’ensemble garde ce ton très particulier : un faux polar cyberpunk qui pousse chaque scène d’action jusqu’à l’excès.
Le manga français est aujourd’hui terminé en 14 tomes, et l’univers a aussi connu une adaptation animée par Trigger, diffusée en 2015. On n’est pas ici dans le grand classique ultra-visible du rayon shonen : c’est plutôt un titre de niche, resté dans le radar des lecteurs qui aiment les séries nerveuses, bizarres et très codées. Côté collection, le plus simple est de commencer par l’édition Kana d’origine, homogène sur toute la série, sans refonte majeure du format en français à ce jour.
Albums indépendants (one-shots, artbooks…) rattachés à l'univers, à ajouter à votre collection.