Gaku, lycéen à cran depuis la mort de sa mère, ne pense qu’à une chose : régler ses comptes avec son père, un ancien voyou qu’il méprise. Sauf qu’après une chute, le voilà projeté dans le passé, à l’époque où ce père était encore un caïd de lycée. Nine Peaks part de là : des bagarres de rue, des rivalités de bandes, et ce drôle de face-à-face entre un fils en colère et le jeune homme que son père a été.
Tetsuhiro Hirakawa est un habitué du furyo : on lui doit déjà Clover et Himawari, deux séries qui l’avaient installé dans le manga de voyous. Nine Peaks démarre en 2022 dans le Weekly Shōnen Champion d’Akita Shoten, avant de rejoindre la plate-forme Manga Cross. En France, la série arrive chez Ki-oon en 2024, un choix logique pour un titre de baston très lisible, porté par un dessin nerveux et des personnages qui cognent autant avec les poings qu’avec leur histoire familiale.
C’est une œuvre récente, donc le recul manque encore pour parler de classique ou de carton durable. Ce qu’on sait, en revanche, c’est que la série suit toujours son cours au Japon et qu’elle a déjà dépassé la dizaine de volumes ; côté français, l’édition Ki-oon est celle par laquelle commencer, puisque c’est la première publication du titre chez nous. Pour les lecteurs qui aiment Crows, Worst ou le Hirakawa de Clover, Nine Peaks tient surtout par son idée simple et efficace : remonter le temps pour comprendre la rage qu’on porte encore au présent.