Nathan Never est un agent de l’Agenzia Alfa, une société privée chargée de faire le travail d’une police débordée. Il patrouille dans une mégalopole du XXIIe siècle rongée par la corruption, les multinationales, les mutants et les machines, avec plus de mélancolie que de pose de dur à cuire. Le ton est celui d’un polar de science-fiction : rues sales, stations orbitales, missions qui tournent mal, et un héros très humain au milieu d’un futur qui l’est de moins en moins.
La série naît en 1991 chez Sergio Bonelli Editore, premier grand essai SF de l’éditeur, sous l’impulsion de Michele Medda, Antonio Serra et Bepi Vigna, trois scénaristes déjà passés par Dylan Dog et Martin Mystère. Dès le départ, Nathan Never joue à fond la carte du métissage : l’ombre de Blade Runner, du cyberpunk, du space opera et du fumetto populaire italien. En France, la série a connu une première tentative isolée chez Glénat, puis une vraie relance chez Swikie à partir de 2020, dans le format de poche d’origine.
En Italie, Nathan Never dure depuis plus de trois décennies, avec un mensuel régulier, des hors-séries et un univers étendu qui comprend aussi Legs Weaver et Agenzia Alfa. Ce n’est pas la série Bonelli la plus connue chez nous, mais c’est l’une des plus solides si l’on aime la SF à l’italienne, feuilletonnante et généreuse. Côté collection, les albums Swikie sont le bon point d’entrée en français ; ils reprennent la série dans son petit format noir et blanc, au plus près de l’édition Bonelli.
Albums indépendants (one-shots, artbooks…) rattachés à l'univers, à ajouter à votre collection.