Miharu Rokujou a l’air de n’être qu’un collégien apathique, mais il porte en lui le Shinrabanshō, un pouvoir que les clans du monde caché des ninjas convoitent depuis des générations. À partir de là, Nabari suit une cavale faite d’alliances fragiles, de trahisons et de combats où le danger vient autant des techniques secrètes que des liens entre les personnages. Le ton reste sombre sans virer au grand spectacle vide : ici, les affrontements comptent, mais les blessures intimes aussi.
Le manga est signé Yuhki Kamatani, auteur révélé très jeune dans le Monthly GFantasy et que l’on retrouvera plus tard avec Éclat(s) d’âme puis Nos c(h)oeurs évanescents. Nabari no Ō démarre en 2004 dans le Monthly GFantasy de Square Enix et s’achève en 2010 en 14 volumes. En France, la série arrive d’abord chez Asuka avant d’être reprise sous le label Kazé Manga, ce qui explique la présence des deux logos selon les tomes.
Avec le recul, Nabari reste moins un mastodonte du manga qu’un titre de connaisseurs, porté par une adaptation animée de 26 épisodes produite en 2008 par J.C.Staff. Son intérêt tient justement à cette place à part : un récit de ninjas qui préfère les personnages cabossés, les loyautés mouvantes et une vraie mélancolie au simple catalogue de techniques. Pour la collection, le plus simple est de partir sur la série française Kazé/Asuka en 14 tomes, complète et fidèle au découpage d’origine.