Muhyo a l’air d’un gamin sec et mal luné, mais c’est l’un des exécuteurs les plus redoutés de son monde. Avec Rôji, son assistant plus timide que bagarreur, il tient un cabinet chargé de juger les fantômes, les possédés et les affaires qui tournent mal. Chaque dossier commence comme une enquête surnaturelle, puis le manga laisse vite entrer des adversaires plus dangereux et une vraie guerre de magiciens.
Yoshiyuki Nishi signe seul la série, au scénario comme au dessin. Muhyo et Rôji démarre en 2004 dans le Weekly Shōnen Jump de Shueisha et se boucle en 2008 en 18 volumes. En France, Kana lance l’édition en 2008 dans sa collection Shonen Kana, avec un tome 1 paru cette année-là et une publication qui s’étale jusqu’en 2011.
La série n’a jamais eu la place des très gros titres du Jump, mais elle a gardé un vrai noyau de lecteurs, au point de revenir avec une suite sur Shōnen Jump+ en 2018 et une adaptation animée lancée la même année. Ce qui reste en tête, c’est ce mélange de dossiers de fantômes, de rivalités entre exécuteurs et de noirceur assez franche pour un shōnen de l’époque. Côté collection, l’édition Kana en 18 tomes couvre l’histoire complète : c’est le bon point d’entrée, tout simplement.