Yosuke Kobayashi enquête sur des meurtres si tordus qu’ils semblent venir d’un cauchemar, puis découvre que d’autres personnalités vivent en lui, avec leurs propres réflexes et leurs propres souvenirs. À partir de là, MPD Psycho fait glisser le polar vers quelque chose de bien plus dérangeant : un Tokyo de tueurs en série, de manipulations et de scènes de crime qui laissent rarement le lecteur souffler. Le ton est sec, adulte, souvent brutal, avec un vrai goût pour le malaise plus que pour l’effet facile.
Le manga est écrit par Eiji Otsuka et dessiné par Sho-U Tajima, un duo qui pousse très loin le croisement entre enquête, horreur et thriller psychologique. La série démarre en 1997 chez Kadokawa Shoten dans Monthly Shōnen Ace, avant de passer plus tard par Comic Charge puis Young Ace. En France, c’est Pika qui l’a publiée à partir de 2004, dans une édition qui s’est arrêtée au tome 15 alors que la série japonaise en compte 24. (de.wikipedia.org)
Au Japon, MPD Psycho s’est achevé en 2016 après un long parcours éditorial. Il existe aussi une adaptation en mini-série live signée Takashi Miike, sortie en 2000, signe que le titre avait très tôt une place à part dans le manga noir japonais. Pour un collectionneur français, il faut donc savoir une chose simple : l’édition Pika est incomplète, et c’est précisément ce qui la rend frustrante autant que recherchée par les lecteurs qui veulent suivre cette descente aux enfers jusqu’au bout. (en.wikipedia.org)