Tadayasu Sawaki débarque à l’université agricole avec un drôle de don : il voit les microbes à l’œil nu, sous forme de petites créatures qui parlent, râlent et pullulent partout, du sol aux cuves de fermentation. À partir de là, Moyasimon transforme les cours, les labos et les caves en terrain d’aventure très particulier, entre comédie étudiante, bizarreries de campus et découvertes sur le saké, le miso ou les bactéries qui font tourner le monde.
Le manga est signé Masayuki Ishikawa. Il démarre en 2004 dans le magazine Evening de Kodansha, avant de compter 13 volumes reliés au Japon ; la série passe ensuite par Monthly Morning Two en fin de parcours. En France, Glénat Manga publie l’intégrale de la série entre 2014 et 2016, dans une édition grand format qui met bien en valeur le dessin très chargé en détails et en informations.
Moyasimon s’est bâti une vraie petite réputation de manga curieux et savant, loin des recettes les plus visibles du marché. La série a reçu le Grand Prix culturel Osamu Tezuka en 2008, a été adaptée en anime dès 2007 puis en drama live, signe qu’elle a marqué au-delà du cercle des lecteurs de manga de niche. Pour une collection française, le repère est simple : la série Glénat compte 13 tomes et forme un ensemble complet ; mieux vaut partir du tome 1 de cette édition, homogène de bout en bout.