Dans Motomania, les héros ne sauvent pas le monde : ils bricolent, friment, tombent, repartent et parlent moto comme d’autres parlent religion. Holger Aue suit une bande de fondus de bécane pour qui la sortie du week-end, la vieille machine capricieuse et la poignée de gaz comptent plus que le reste. Le ton est celui du gag de motard, avec de la casse, des engins rincés et cette petite vérité qui fait rire jaune quand on a déjà fini au bord de la route.
Holger Aue est un auteur allemand, motard de longue date, qui a étudié l’illustration à Hambourg à partir de 1986 avant de transformer sa passion en série. Motomania est publiée en Allemagne depuis 1995, d’abord dans l’orbite du magazine Motorrad, puis arrive en français chez Glénat avec un tome 1 sorti en 2001. Chez nous, la série s’installe surtout dans le rayon humour, avec un rythme de parution étalé sur plusieurs années.
Le statut de Motomania est celui d’une série de connaisseur : moins grand public qu’une BD d’humour généraliste, mais solide sur la durée, assez pour passer les tomes, un Meilleur de Motomania en 2005 et une Intégrale Glénat en 2007. Le dernier volume français référencé chez Glénat remonte à 2018 avec le tome 13. Pour une collection, le plus simple est de commencer par les albums Glénat de 2001, ou par l’Intégrale de 2007 si l’idée est d’attraper d’un coup l’esprit garage de la série.