Avec Métal Hurlant, il n'y a pas un héros unique, mais une porte qui s'ouvre sur des mondes où tout peut arriver : astronautes perdus, machines qui déraillent, cités du futur, cauchemars cosmiques et visions hallucinées. D'un récit à l'autre, la revue avance comme un laboratoire en pleine fusion, capable de passer de l'aventure pure à la satire, puis au vertige graphique. C'est une lecture d'exploration, avec ce frisson rare des pages qui semblent venir de plus loin que leur époque.
La revue naît en 1975 chez Les Humanoïdes Associés, fondés par Mœbius, Philippe Druillet, Jean-Pierre Dionnet et Bernard Farkas. Dionnet en est le rédacteur en chef, et le premier sommaire pose tout de suite les bases : Arzach de Mœbius, Gaïl de Druillet, Richard Corben, Jean-Claude Gal. Le journal commence en trimestriel avant de devenir mensuel en 1976, et son onde de choc dépasse vite la France : l'américain Heavy Metal, lancé en 1977, en est directement issu.
La première vie de Métal Hurlant s'arrête en 1987, mais le titre reste un repère majeur dès qu'on parle de BD adulte et de science-fiction graphique. Une nouvelle formule a été relancée en 2021 par Les Humanoïdes Associés, preuve que le nom n'est pas resté figé dans la nostalgie. Pour un collectionneur, le bon point d'entrée dépend de l'envie du moment : les numéros historiques pour voir naître le choc visuel, ou la relance de 2021 pour suivre comment l'esprit Métal Hurlant continue de circuler aujourd'hui.
Albums indépendants (one-shots, artbooks…) rattachés à l'univers, à ajouter à votre collection.